Ce chapitre est une première approche de la région. Il présente et réserve les principales "données de base" de la Riviera, qu'elles soient géographiques, socio-économiques, en matière de circulations ou d'équipements. Ces informations ont constitué la matière première support de l'ensemble des réflexions relatives au plan directeur Riviera.

1. Structure territoriale| 2. Structure des déplacements | 3. Données socio-économiques | 4. Considérations générales

5. Planification cantonale

1. LA STRUCTURE TERRITORIALE


1.1 Eléments constitutifs

1.2. Utilisation du sol

 

1.1 Eléments constitutifs

Marquée par une topographie forte, la région est composée d'éléments naturels et construits : la vallée de la Veveyse constitue la principale percée dans les Préalpes de l'arrière-pays. Les massifs du Mont-Pèlerin, du Mont Vuarat, des Pléiades, du Cubly et de Caux contiennent l'urbanisation le long du lac dans un triangle dont les extrémités sont formées par Chardonne/Corseaux, Blonay et Veytaux. Un élément supplémentaire vient souligner encore cette limite topographique : l'autoroute; elle est d'ailleurs un élément très marquant du paysage, notamment sur la commune de Veytaux.
Les territoires construits, ainsi comprimés entre lac et montagnes, donnent au rivage un caractère très urbain. L'analyse de l'utilisation du sol de la région confirme cette impression de densité. L'agglomération de Vevey-Montreux participe à la métropole lémanique qui casse la vision traditionnelle de la ville par sa succession d'espaces urbains denses et d'agglomérations plus dispersées dont les structures dépassent largement les frontières trop étroites et rigides de la ville.
Hormis Vevey, La Tour-de-Peilz et Corseaux, les communes de la région sont très majoritairement constituées de terrains non constructibles. Ceux-ci forment une diversité de territoires qui peuvent se regrouper en quatre types de paysages propres à la région :

a. Le lac et la rive

Omniprésente, sa surface constitue le présentoir des paysages de la Riviera. La rive qui le prolonge révèle un paysage pittoresque propre au "bout du lac".

b. Le territoire rural
Empreinte de l'activité humaine sur la nature et le paysage, il se subdivise en territoires viticoles (dans la continuité de Lavaux) menacés par la pression urbaine, ou en territoires agricoles répartis en delta de part et d'autre de la Veveyse et suivant le tracé de l'autoroute, enfin en territoires de pâturages d'altitude, traces d'une économie pastorale ouvrant de larges échappées sur le bassin lémanique. Ces derniers, peu exploités, sont menacés par le repeuplement forestier.

c. Le territoire forestier

Véritable "arrière-scène verte" de l'agglomération, il s'étend de façon remarquablement continue d'un bout à l'autre de la région, assurant la transition entre l'archet lémanique et les massifs montagneux en altitude.

d. Le territoire "des monts"

Points culminants au relief accidenté, les monts sont constitués de flancs, de crêtes de parois, de sommets rocheux contrastant avec la douceur des formes et des ambiances en aval.

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1.2 Utilisation du sol


Le district de Vevey est l'un des plus peuplés du canton. Cela confirme la densité des surfaces occupées par l'habitation le long du lac.
Le graphique ci-dessous montre également l'importance des surfaces forestières et urbanisées. Proportionnellement, les districts les plus boisés sont ceux du Jura (Vallée de Joux, Aubonne, Grandson, Nyon). Celui de Vevey vient en cinquième position alors que les autres districts côtiers font partie de ceux qui sont les moins boisés (Morges, Payerne, Rolle, Avenches). Par ailleurs, seuls Lausanne et Morges ont des surfaces urbanisées (habitation et transports) plus importantes, relativement, que la région Riviera.

Le potentiel théorique des zones à bâtir légalisées est important (11'000 habitants) et permet de planifier le développement à court et moyen terme indépendamment de l'utilisation des zones intermédiaires (potentiel de 4'000 habitants en tenant compte d'une occupation de 60% des terrains).
Les réserves de terrains pour le développement d'activités professionnelles dans des zones spécifiques sont limitées (potentiel estimé à 2'500 postes de travail supplémentaires).
Les réserves de terrains pour répondre aux besoins en matière d'équipements d'utilité publique sont insuffisantes si la Riviera atteint environ 80'000 habitants à long terme.
La plupart des terrains disponibles pour le développement se trouvent en amont de l'autoroute. Cela entraînera une augmentation des surfaces consacrées au transport. Effectivement, même si les transports régionaux fonctionnent bien, les surcharges constatées dues principalement au trafic pendulaire doivent - et devront - être absorbées.

 

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