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Eléments constitutifs
1.2. Utilisation du sol
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Eléments constitutifs
Marquée par une topographie forte, la région
est composée d'éléments naturels et construits :
la vallée de la Veveyse constitue la principale percée dans
les Préalpes de l'arrière-pays. Les massifs du Mont-Pèlerin,
du Mont Vuarat, des Pléiades, du Cubly et de Caux contiennent l'urbanisation
le long du lac dans un triangle dont les extrémités sont
formées par Chardonne/Corseaux, Blonay et Veytaux. Un élément
supplémentaire vient souligner encore cette limite topographique
: l'autoroute; elle est d'ailleurs un élément très
marquant du paysage, notamment sur la commune de Veytaux.
Les territoires construits, ainsi comprimés entre lac et montagnes,
donnent au rivage un caractère très urbain. L'analyse de
l'utilisation du sol de la région confirme cette impression de
densité. L'agglomération de Vevey-Montreux participe à
la métropole lémanique qui casse la vision traditionnelle
de la ville par sa succession d'espaces urbains denses et d'agglomérations
plus dispersées dont les structures dépassent largement
les frontières trop étroites et rigides de la ville.
Hormis Vevey, La Tour-de-Peilz et Corseaux, les communes de la région
sont très majoritairement constituées de terrains non constructibles.
Ceux-ci forment une diversité de territoires qui peuvent se regrouper
en quatre types de paysages propres à la région :
a. Le lac et la rive
Omniprésente, sa surface constitue le présentoir des paysages
de la Riviera. La rive qui le prolonge révèle un paysage
pittoresque propre au "bout du lac".
b. Le territoire rural
Empreinte de l'activité humaine sur la nature et le paysage, il
se subdivise en territoires viticoles (dans la continuité de Lavaux)
menacés par la pression urbaine, ou en territoires agricoles répartis
en delta de part et d'autre de la Veveyse et suivant le tracé de
l'autoroute, enfin en territoires de pâturages d'altitude, traces
d'une économie pastorale ouvrant de larges échappées
sur le bassin lémanique. Ces derniers, peu exploités, sont
menacés par le repeuplement forestier.
c. Le territoire forestier
Véritable "arrière-scène verte" de l'agglomération,
il s'étend de façon remarquablement continue d'un bout à
l'autre de la région, assurant la transition entre l'archet lémanique
et les massifs montagneux en altitude.
d. Le territoire "des monts"
Points culminants au relief accidenté, les monts sont constitués
de flancs, de crêtes de parois, de sommets rocheux contrastant avec
la douceur des formes et des ambiances en aval.
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1.2 Utilisation du sol
Le district de Vevey est l'un des plus peuplés du canton. Cela
confirme la densité des surfaces occupées par l'habitation
le long du lac.
Le graphique ci-dessous montre également l'importance des surfaces
forestières et urbanisées. Proportionnellement, les districts
les plus boisés sont ceux du Jura (Vallée de Joux, Aubonne,
Grandson, Nyon). Celui de Vevey vient en cinquième position alors
que les autres districts côtiers font partie de ceux qui sont les
moins boisés (Morges, Payerne, Rolle, Avenches). Par ailleurs,
seuls Lausanne et Morges ont des surfaces urbanisées (habitation
et transports) plus importantes, relativement, que la région Riviera.
Le
potentiel théorique des zones à bâtir légalisées
est important (11'000 habitants) et permet de planifier le développement
à court et moyen terme indépendamment de l'utilisation des
zones intermédiaires (potentiel de 4'000 habitants en tenant compte
d'une occupation de 60% des terrains).
Les réserves de terrains pour le développement d'activités
professionnelles dans des zones spécifiques sont limitées
(potentiel estimé à 2'500 postes de travail supplémentaires).
Les réserves de terrains pour répondre aux besoins en matière
d'équipements d'utilité publique sont insuffisantes si la
Riviera atteint environ 80'000 habitants à long terme.
La plupart des terrains disponibles pour le développement se trouvent
en amont de l'autoroute. Cela entraînera une augmentation des surfaces
consacrées au transport. Effectivement, même si les transports
régionaux fonctionnent bien, les surcharges constatées dues
principalement au trafic pendulaire doivent - et devront - être
absorbées.
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