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1.1
Le développement durable
1.2 Les sites et paysages
1.3
Les déplacements
1.4 L'urbanisation
1.5 Les équipements et services publics

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La
politique régionale de la Riviera se découpe en deux volets
distincts :
- l'aménagement du territoire régional (objet du présent
chapitre)
- la régionalisation (cf. chapitre suivant)
Le premier volet synthétise les réflexions menées
par les plates- formes qui ont une incidence territoriale. Cette démarche
a été menée en coordination avec les politiques d'aménagement
local des différentes communes du district (PDCom), puis mise en
conformité au développement durable. Elle se traduit par
un concept directeur régional d'aménagement réparti
en 5 thèmes :
- sites et paysages
- développement urbain / économie
- transports individuels (TI)
- transports en commun, piétons, deux-roues (TC)
- infrastructures et équipements publics.
Le deuxième volet développe les premiers axes de propositions
à engager en vue de la régionalisation. Il ne peut constituer
un document fini en soi, la démarche consistant à le compléter
tout au long du processus de régionalisation par des actions ponctuelles
qui pourront faire l'objet de différentes pesées d'intérêts
avant de se cristalliser ou d'être abandonnées au profit
d'autres démarches jugées plus efficaces.
Les enjeux régionaux constituent l'ossature de la politique régionale.
La région dispose d'une autonomie dans la mise en uvre des
plans d'actions qui en découlent pour autant que les enjeux régionaux
ne soient pas remis en cause.
1.1 Le développement durable
a. L'aménagement du territoire
Il convient de relever que l'établissement d'un plan directeur
régional est un acte majeur qui s'inscrit dans la philosophie même
et l'esprit de ce que l'on appelle le développement durable d'une
région.
En effet, les objectifs dun plan directeur sont dassurer un
développement économique dune région tout en
préservant la qualité de lenvironnement et la qualité
de la vie.
Ces trois éléments (développement économique,
protection du cadre de vie et de lenvironnement) se retrouvent au
centre des moyens définis lors du sommet de la Terre de Rio en
1992 relayé par les indicateurs définis par les Nations
Unies pour assurer un développement durable.
De plus, par son ouverture à une large concertation, l'étude
du plan directeur régional correspond à la méthodologie
itérative de concertation et de coordination préconisée
par le développement durable en général et les Agendas
21 en particulier.
b. Plan directeur régional et Agenda 21 régional
Dans le cadre du plan directeur Riviera, il s'agissait de mettre en uvre
un Agenda 21 régional dont le contenu reprend les différents
chapitres définis lors de la Conférence de Rio. Afin d'assurer
la mise en conformité du PDR aux principes du développement
durable, MM. Hertig ingénieur et Longet président SPE romande
ont établi une grille d'évaluation sur la base des indicateurs
actuellement utilisés par les milieux scientifiques et universitaires.
Elle leur a permis de confronter l'ensemble des enjeux majeurs et plans
d'actions du plan directeur régional aux critères du développement
durable.
Cette démarche d'évaluation, effectuée lors de la
phase projet, a compris :
- l'établissement d'une grille de référence basée
sur les principes du DD (tels qu'énoncés dans l'Agenda 21
de Rio) et le choix de critères d'analyse pertinents;
- l'adaptation de la grille de référence (principes) en
fonction des spécificités de la Riviera;
- l'analyse et évaluation de la compatibilité des enjeux
et plans d'actions en fonction des critères retenus;
- l'établissement d'une grille des effets croisés des plans
d'actions et d'une liste de critères d'analyse.
Les résultats de cette démarche systématique ont
montré qu'aucun enjeu majeur, pris dans le cadre de la politique
proposée à l'échelle régionale, n'était
incompatible avec les principes du développement durable. Les différents
plans d'actions ont en revanche fait l'objet de compléments ou
de modifications. L'ensemble des enjeux et plans d'actions présentés
dans les chapitres IV et V tient compte de cette évaluation.
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1.2
Les sites et paysages
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a. Un patrimoine à valoriser
Premier pilier du développement durable, le volet environnemental
touche principalement les sites et paysages de la région dont la
valeur patrimoniale est largement reconnue. De nombreuses démarches
locales de sensibilisation, de valorisation ou de protection ont déjà
été engagées (site des Tenasses, rives du lac, etc.)
ou sont en cours (vallon de Villard, sauvegarde des paysages à
narcisses etc...).
b. Des actions de valorisation à proposer
Le plan directeur régional se doit, à son échelle,
de relayer ces initiatives à un niveau plus général
de mise en oeuvre. C'est pourquoi des actions de valorisation complémentaires
sont proposées, notamment au niveau d'un "parc préalpin
de la Riviera". Ce dernier devra faire l'objet d'études spécifiques
qui permettront de légaliser localement les périmètres
des secteurs à vocation naturelle ou paysagère accompagnés
des conditions précises de protection ou de valorisation (par le
biais de l'agricullture notamment). Cette approche, qui peut être
à terme liée à un "tourisme vert", doit
être conjuguée à l'évaluation des risques que
comportent notamment les territoires des monts.
La valorisation des rives du lac est un thème récurrent
qui ne trouve pas les mêmes traductions selon les interlocuteurs
concernés. C'est pourquoi le Conseil d'Etat, par l'assouplissement
de son objectif initial (un cheminement continu le long des rives), a
permis de dépassionner le sujet. Les autorités locales se
trouvent ainsi en charge de traduire localement la découverte du
paysage riverain de façons fort différenciées, en
fonction des spécificités de chaque site.
Des accords de principe ont été conclus dans ce sens.
c. Une identité à préserver
Enfin, le réseau de verdure régional fait partie du patrimoine
paysager à valoriser ou sauvegarder. Il fait partie intégrante
de l'identité territoriale constituée, d'une part, d'une
frange longitudinale peu ou pas bâtie, d'autre part, de "coulées
de verdure" transversales formées par les vallons des rivières.
Des mesures locales devront être engagées afin de préserver
ce paysage caractéristique pour les générations futures.
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1.3
Les déplacements
a. Un concept mixte
La seule alternative qui répond au mieux aux objectifs régionaux
est un concept prévoyant un usage optimal de l'A9 mais complété
par le maintien d'une circulation individuelle maîtrisée
sur la route du lac (RC 780) et un report des augmentations futures des
déplacements sur un maillage Est-Ouest complété,
tout en renforçant l'utilisation des TC et en assainissant les
secteurs habités du trafic de transit.
b. Une accessibilité combinée à des mesures de
modération
L'agglomération de la Riviera étant constituée d'un
tissu urbain linéaire et étendu, de nombreux points de raccordement
aux réseaux principaux permettent de rendre globalement la région
très accessible. En revanche, le poids de l'automobile se fait
souvent ressentir dans les quartiers habités. C'est pourquoi, si
la politique régionale prévoit d'un côté de
renforcer l'accessibilité à l'A9 (création de la
demi-jonction de Villard), elle doit de l'autre privilégier des
actions ponctuelles de modération de trafic (liées dans
la mesure du possible à des projets de requalification du domaine
public) sur les axes secondaires souffrant d'un transit trop important.
c. Des interfaces de transfert modal
La maîtrise des transports individuels, en vue d'un transfert modal
(changement de mode de transport) notamment vers les transports publics,
doit être le fruit d'une démarche permanente de coordination
et de concertation, incluant notamment une politique de stationnement.
En relation à cela, la politique de stationnement oriente ses objectifs
sur une accessibilité aux centres urbains facilitée par
la mise en uvre de parkings d'accueil (d'échange ou parc
et marche) au fur et à mesure des opportunités. Il s'agit
de réaliser des parkings d'échange de dimensions adaptées
à la région, situés à proximité des
axes pénétrants et des lignes de transports publics. La
proximité des gares (c'est déjà le cas de Montreux
et dans une moindre mesure de Vevey) et des centres villes est recherchée.
Il s'agit avant tout de mettre la voiture à sa juste place dans
la ville, sans pour autant l'interdire.
Des études locales devront être engagées lorsque les
besoins auront été manifestés. Elles seront entreprises
en coordination avec le plan directeur régional.
d. Des liaisons TC complétées
Les transports publics connaissent, on l'a dit, un succès important
dans la région. La topographie contraignante empêche des
liaisons Nord-Sud très performantes. Même si le réseau
TC est très riche et complet, certaines liaisons dans les hauts
doivent être engagées ou renforcées, de telle sorte
que le report modal puisse encore augmenter.
La mise en uvre ou la valorisation d'interfaces aux parkings d'accueil
et aux gares renforcera l'attractivité des lignes existantes.
e. Une politique durable
L'ensemble de ces mesures combinées est destiné à
améliorer sensiblement à terme les aspects liés au
bruit (OPB) et à la protection de l'air (Opair), conditions déterminantes
d'un développement durable de la région.
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1.4
L'urbanisation
a. Des "couches" successives d'urbanisation
Les concentrations urbaines de la Riviera se font par strates successives,
comme autant de composantes du paysage. La forte urbanisation littorale
regroupe ainsi la grande majorité des infrastructures et équipements.
Le peu de place disponible milite pour une densification des tissus
déjà bâtis et une préservation d'un "espace-tampon"
de verdure peu ou pas construit, s'étendant d'Est en Ouest, de
part et d'autre de l'autoroute. Tout au plus réserve d'équipements
publics d'importance régionale, il fera l'objet de réglementations
strictes quant à la constructibilité et aux aménagements
extérieurs, afin de constituer une aire de verdure intercommunale
et d'équipements d'intérêt régional.
En effet, cet espace de transition paysagère met en valeur les
sites bâtis du coteau constitués ponctuellement de villages
et hameaux qu'il conviendra de renforcer et mettre en valeur, tout comme
les "paysages aménagés" qui les avoisinent.
Situé à un secteur charnière de la région,
le secteur de la Veyre constitue un espace d'activités et de
développement remarquable et stratégique. Implanté
pour une partie dans une "zone réservée" (art.
46 LATC), il est voué à des équipements régionaux
ou supra régionaux et à des activités commerciales
compatibles.
Le "parc préalpin de la Riviera" accueille ponctuellement
des constructions secondaires dans un vaste paysage non bâti.
Des démarches qualitatives d'analyse de ce patrimoine bâti
permettraient de définir localement les conditions d'aménagement,
de valorisation ou d'extension de chaque construction. Ce patrimoine,
s'il veut continuer de vivre, doit être entretenu voire réhabilité.
Cette approche serait un bon moyen d'appliquer, de façon nuancée
et de cas en cas, les nouvelles dispositions contenues dans la Loi fédérale
sur l'aménagement du territoire (art. 24 LAT).
b. Les activités économiques
Compte tenu de l'exiguïté territoriale de la Riviera, il
n'y a pas ou peu de place pour les activités artisanales ou industrielles,
les activités tertiaires majoritaires dans la région,
étant inscrites quant à elles dans le tissu urbain. Seuls
deux (petits) pôles de développement économique
et quelques rares zones industrielles constituent le réservoir
économique de la région. Cette dernière doit donc
élargir ses collaborations avec les deux principales poches de
développement du "bout du lac", à savoir Villeneuve
(secteur des Fourches) et Châtel-Saint-Denis (zone industrielle).
Des interactions étroites interrégionales ou intercantonales
pourront être engagées afin d'augmenter ou compléter
l'attrait économique de la Riviera, même si sa vocation
est déjà orientée principalement sur la santé,
l'alimentaire, les biotechnologies, le cosmétique et le multimédia.
Des mesures incitatives et de soutien s'inscrivent dans cet objectif
pour autant qu'elles ne génèrent pas de "tourisme
industriel". L'accueil touristique et les activités de loisirs
seront-ils suffisants pour inciter les nouveaux acteurs économiques
à s'établir dans la région ?
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1.5
Les équipements et services publics
a. L'hôpital unique de soins aigus
Compte tenu de la richesse dont dispose la région en matière
d'équipements publics, peu d'efforts significatifs sont à
accomplir en la matière. Un sujet principal fait néanmoins
l'objet de multiples préoccupations : l'hôpital unique.
Du point de vue de l'approche aménagement du territoire, la solution
temporaire de l'hôpital multisite ne pose pas de problème
majeur. En revanche, si la mise en uvre d'un hôpital unique
peut s'inscrire dans le cadre de la politique sanitaire cantonale, il
sera indispensable de réévaluer finement les différents
sites potentiels pour son implantation. Compte tenu de la politique
sanitaire cantonale et ses évolutions incessantes, force est
d'admettre qu'il est fort difficile, voire hasardeux, de se prononcer
sur un pronostic. Une chose est en revanche sûre : c'est à
la Riviera de faire valoir auprès du canton, son acquis en matière
d'infrastructures sanitaires. Quelle que soit la décision finale,
une saine concertation suivie d'une véritable coordination devront
être engagées.
b. Les sports pour tous
Un espace polysportif est proposé dans ce chapitre en relation
avec un "Service des sports". Cette dernière est l'institution
régionale susceptible de venir se greffer sur ce type d'infrastructure
pour autant que l'équipement soit convenablement desservi par
les transports publics.
c. Les stands de tir
L'organisation des stands de tir doit être gérée
à l'échelle régionale. Le stand de Villeneuve doit
impérativement être inclus dans la politique régionale
à mettre en uvre.
Il y a actuellement 3 stands de tir à 300 m. dans la région
(Vevey, Blonay, Glion) - ainsi que celui de Villeneuve. Ces stands sont
tous surchargés et posent des problèmes relatifs au respect
des dispositions OPB, en particulier celui de Blonay, très proche
de secteurs habités.
La solution visant au stand régional unique n'est pas imaginable
dans l'un de ces 4 stands étant donné leur surcharge actuelle.
Une étude devrait être mise en uvre consistant à
rechercher, dans un premier temps, une répartition optimale des
tireurs dans les 4 stands, ce premier pas demandant un effort plus politique
que technique. Indépendamment de cette mesure, les stands devront
être assainis.
d. Les services en cours de régionalisation
Les services quant à eux sont déjà fortement régionalisés
ou engagés dans la régionalisation. Tant la PC que Police
2000 ou encore l'organisation de la défense incendie sont des
structures qui n'ont pas attendu le plan directeur Riviera pour se mettre
en place dans la région. Le SIGE (ex. SIEG) n'existe-t-il pas
depuis 1961 ?
La gestion des déchets mériterait une certaine harmonisation.
Des efforts rapides devront être entrepris dans ce sens.
Enfin, le développement de l'informatique permet d'envisager
le traitement des données et de la planification territoriale
avec des outils très performants. Si chaque commune du district
s'est - de près ou de loin - intéressée au Système
d'information du territoire (SIT), une harmonisation des systèmes
semble là aussi nécessaire. Au-delà de cet objectif,
la création d'un SIT régional contribuerait sûrement
à faciliter certaines démarches.
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